Le vendredi une photo pour le défi chez
Un clic sur son prénom ci-dessous pour visiter son blog
*
*
L'église de Manzat
C'est d'une fenêtre de la Maire en face de l'église que je l'ai prise cette photo
Mercredi 3 décembre 2025
Avec Margot ma copine d'enfance
Nous sommes retournées dans notre village
Ma documentation vient de Wikipedia
l’Église Notre-Dame de l'Assomption de Manzat (souvent appelée « église de Manzat »), située dans la commune Manzat (Puy-de-Dôme, Auvergne, France) :
L’église actuelle date du XIXᵉ siècle : construite vers 1870 par le curé Mazoir, elle remplace l’ancienne église romane (XIᵉ siècle) dédiée à Saint Genès, alors en ruines.
Elle a été consacrée en 1872.
L’église conserve un mobilier religieux et artistique assez remarquable, provenant en grande partie de l’ancienne chartreuse du Port‑Sainte‑Marie
Une piéta en noyer, assez imposante, datée du XVIIᵉ siècle, provenant de la chartreuse.
Des boiseries du chœur — stalles & décorations sculptées — datant du XVIIᵉ siècle, également issues de la chartreuse.
Un retable avec des bas-reliefs représentant notamment Saint Jean et Saint Pierre.
Divers éléments sculptés (bois, retables, stalles) témoignent d’un héritage religieux et artistique ancien repris dans ce nouvel édifice.
L’église est de style néo-gothique XIXᵉ siècle.
Son emplacement sur la commune marque la substitution d’un édifice roman (XIᵉ), aujourd’hui totalement disparu : l’ancienne église avait été démolie — et ses pierres réemployées — après sa fermeture en 1848.
À l’extérieur, au-dessus de la croisée du transept, on remarque une statue de la Vierge : un geste symbolique rappelant un vœu du curé Mazoir à Notre-Dame de Fourvière
Ps: si moi je suis athée, Magot est issue d'une famille très pieuse
En bonne intelligence nous nous sommes toujours bien entendues depuis le berceau et oui c'est possible ...
Mes photos sur mon diapo ci-dessous
***
Défi écriture chez
https://jardin-des-mots.eklablog.com/
thème
"Les vielles pierres et la maison parlent,
mais que racontent-elles ?"
Lorsque je reviens dans les Combrailles, tout semble respirer différemment.
L’air y est plus épais, plus rond, comme s’il avait gardé la mémoire de ceux qui l’ont respiré avant moi.
Les chemins me reconnaissent : ils s’ouvrent sous mes pas, familiers, indulgents
Comme un vieil ami qui ne demande rien sinon que je marche encore un peu avec lui.
Le village apparaît toujours de la même façon
Posé dans la lumière, paisible, presque timide.
Les toits de tuiles sombres, les murets de pierre
Tout semble tenir ensemble depuis des siècles
Grâce à un secret que personne n’a jamais dit à voix haute.
L'église est toute blanche , rhabillée de neuf
Il ne manque que le grand tilleul sur la place
La maison, elle, m’attend.
Je la sens avant même de la voir
une odeur de bois ancien, de terre humide
Un parfum discret d’herbe séchée qui traverse les années.
Quand j’ouvre la porte par la pensée, le silence m’accueille comme un animal apprivoisé.
Ce silence n’est pas vide
Il est peuplé, les pierres murmurent .
Dans la lumière qui glisse par les volets
J'ai l'illusion même des ombres d’autrefois
Des silhouettes légères, des gestes qu’on devine
Des présences qui ne demandent qu’à être reconnues.
Alors, dans un souffle, les pierres me renvoient les rires d’enfants
vifs, cristallins
Comme des gouttes de pluie frappant une flaque un jour d’été.
Mes larmes me coulent
Je me revois courir dans le jardin
Les mains pleines de mûres sauvages
Le soleil dessinant des taches dorées sur la pelouse.
Le vent porte encore l’odeur des fraises rouges
Et parfois est-ce mon imagination ?
Une voix m’appelle depuis la cuisine
Comme si l’on m’attendait pour le goûter.
Figée devant ces pierres
Quand la nuit tombe, la maison change.
Elle devient plus intime, plus secrète.
Et là l'imagination vagabonde
Au coin de la cheminée, les histoires anciennes reviennent s’asseoir.
Je ferme les yeux et j’entends le bois chanter,
Comme si chaque braise racontait un souvenir
Les veillées d’hiver, les couvertures épaisses
Les paroles murmurées pour ne pas réveiller les dormeurs.
Et dans cette obscurité douce
Je sens la même tranquillité qu’autrefois
Celle qui m’enveloppait lorsque j’étais enfant
Quand je croyais que rien de mauvais ne pouvait arriver
tant que j’étais ici.
Dans les Combrailles, le temps n’efface pas
Il dépose et les pierres composent.
Le temps sédimente les émotions, les voix, les rires
Comme les couches de terre qui protègent mes racines
Et chaque fois que je reviens
Je retrouve tout cela intact
En écoutant simplement
Le murmure des pierres de mon enfance !